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Mémoires:: Tome 1: Les contours d'une vie / Chadli Bendjedid ; rédigé par Abdelaziz Boubakir ; trad. de l'arabe par Mehenna Hamadouche. TÉLÉCHARGER MEMOIRE CHADLI BENDJEDID PDF - Le premier volume des mémoires de feu le président Chadli Bendjedid sera. Les mémoires de Chadli Bendjedid, pdf. Le livre, intitulé sobrement Chadli Bendjedid, Mémoires, Tome 1: /, "J'ai constaté, dit-il, que la plupart de ces.

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On me tt-ans féra en Tmùsie où j e fus soigné par le D' Yalùa Yacoubi, un médecin algélien qui tt-a- vaillait dans un des hôpitaux m siens près des fi'ontières algérielmes. Sans doute est-ce mle image idéalisée par tme incmable nostalgie pom cette péliode de ma vie. Les deux émis- saires étaient pOitems d' un rappOit détaillé sm les sihlations politique, militaire et écononùque de la région. Nous fùmes contraints à la retraite dans lme forêt avoisinante. Quatll au problème du ravitaillement, il ne se posait pas avec autatlt de difficlÙté, taIlt les villa- geois nous now1issaient et nous offraient le gîte ; ils étaient d' autatll plus rassmés qu' ils nous cOIUlaissaient, du fait que nous étions de la région. Le soir même, Aluned-Ali Ghezali, à l' époque ministre de l'Habitat, et qui m' accompagnait dans ce voyage, m' a confié qu'il avait observé Wle simi- litude troublante entre notre dialecte et celui des Yéménites.

Téléchargez comme PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd. Signaler Télécharger. enregistrer. Liés Du côté du père, je suis Chadli Bendjedid, ben. El-Hadi. 13 janv. TÉLÉCHARGER MEMOIRES CHADLI BENDJEDID PDF - La rédaction - 19 décembre 0. Nous vous remercions de votre visite,tout en. TÉLÉCHARGER MEMOIRES CHADLI BENDJEDID PDF - Mais Chadli Bendjedid a entamé ses mémoires par un prologue où il exprime ses.

Belkhadem, considéré comme proche des islamistes. Arrestation de Louisa Hanoune: Résistance populaire Et maintenant… que faire? Des leviers pour pérenniser le mouvement populaire. Les mêmes pratiques honnies ont toujours cours: Censure et suspension de journalistes à la Télévision publique.

Les disparitions forcées Listes et fiches. Putsch, assassinat de M. Mémoires de Chadli Bendjedid: Focus Crimes policiers: Tournant répressif et exactions policières: Les analystes, la main étrangère et la jeunesse algérienne: SOlls-officier de l 'armée française.

Rejoint l 'ALN en J. Cette falsification de la vérité n' a malheureusement pas épargné mon pere, certains lùstOiiens ayant éClit qu'il fut employé de l'adnù-. Mon père n' a jamais été ni caïd ni rénuméré par l'autOlité coloniale. C 'était un militant connu dans la région. Lorsque j ' étais président de la République, j 'a- vais demruldé à lm de mes collaboratelll"s de faire en sOite que cette enelll" fùt cOlligée, mais il ne l'a pas fait.

Aujolll"d' hui, je crois nécessaire de délnentir cette contrevérité dans ces méul0ires, pOlll" appOiter lllle conection à l'écritlll"e de l'his- toire de la révolution et réhabiliter les persormes qui ont été victimes du mensonge et de la fal sifi- cation. L' aJUlée fut cruciale pour moi.

Durant le premier trimestre, j ' étais passé de l' obselvation du phénomène colonial et ses injustices à la prise d'aImes. Le choix ne fut pas facile ; il s' effectua daIlS le stress, l'hésitation et la confusion.

Le sou- lèvement aImé nous a, en effet, surplis en ce sens que nous ne saviOilS lien des prépaI'atifs qui l'ont précédé, tout conuue nous ne cOimaissions pas ses desseins à long tenue et ignOiions tout de ceux qui en détenaient les rênes, même si les gens évoquaient le djihad sans définir toutefois les moyens de le mener et les visées qui lui étaient assignées. Aujourd' luù, à chaque fois que je repense à mes aImées de lutte, beaucoup d'images défilent sous mes yeux, dont celle d'lm honuue llmatique, sOlU-d et muet, nonuué Remalù.

A chaque fois qu'il me croisait, il m' aITêtait au beau milieu de la chaussée, me montrait les montagnes au loin, d'lUle main, en imitant le crépitement des balles. Cela s'est passé tme année avant le déclenchement de la Révolution. Quand les habitants de Sebâa se rendirent compte de mon absence, ils comprirent et gardè- rent le secret. Mais ils étaient convaincus que je n 'allais pas tenir plus de quelques mois, car ils croyaient que les enfants des grandes familles ne pouvaient suppOlter les ligueurs de la vie dans le maquis.

Au lieu des quelques mois, mon absence dlU'a sept longues atUlées. Je rej oignis la Révolution après que l ' atme que nous avions cachée depuis douze atlS, datlS la fenne de mon oncle matemel m' y eut précédé. Le jOW" où j' inté- grai le groupe qui activait datlS la région, Chouichi AiSSatU, son prenuer responsable, ordorma que me [ftt restituée mon atme et me nomma adjoint-chef de groupe.

En raison de son âge avatlcé, il exhOlta AiSSatll de le déchat"ger de sa responsabi- lité. Ce demier acquiesça et me désigna à sa place. Nous coordomuons le travail Aïssatu et moi-même et meluons pat-fois des. Les liaisons avec les autres groupes étaient inexistantes. Au début, nous nous contentâmes d' expliquer les objectifs de la Révolution aux habitants des campagnes, en dépit de notre manque d' expé- Iience dans l 'organisation révolutionnaire et en matière de sensibilisation et de mobilisation.

Dès les premiers j ours de l' action rumée, le problème de l ' rumement se posa avec acuité.

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En plus de l ' absence d' entraînement, les premiers combattrults mrulquaient d' annes suffisrumnent perfectiOlUlées pour affi'onter la machine de guelTe coloniale. De plus, la pluprut d' entre eux n ' en maîtIisaient pas le m ruuement. Nous étions rumés de fusils de chasse et de pistolets datant de la Seconde Guen-e mondiale.

Pour résoudre ce pro- blème, les responsables mirent au point lm plrul visant à récupérer des rumes auprès des citoyens et à encourager les soldats algéliens mobilisés dans les rangs de l ' rumée frrulçaise à déselter avec rumes et bagages. Il était difficile de convaincre les nu'aux de se dessaisir de leurs fusils de chasse, bien qu' adhérant à la cause. C ' est que l'rume étai t pour eux à la fois un moyen de défense et un signe d'hOlUleur et de vüilité. Quruld nous ne réussis- sions pas à les convaincre de nous remettre leurs rum es, nous les leur prenions de force.

Ce qui aggrava la situation, ce fut la décision des autOlités frrulçaises de réquisitiormer les. Quatll au problème du ravitaillement, il ne se posait pas avec autatlt de difficlÙté, taIlt les villa- geois nous now1issaient et nous offraient le gîte ; ils étaient d' autatll plus rassmés qu' ils nous cOIUlaissaient, du fait que nous étions de la région. Face à la supérioIité de l ' etmemi en nombre et en atmement, nous avons opté pom la méthode de la guéIilla.

Nous concentJi0ns nos actions pIincipaiement SlU" l' élément swpIise et les attaques éclair suivies d ' lUl repli rapide. La plupati du temps, nous ciblions les convois d' approvisionnement militai- res, dont lUl près de Sebâa, et sabotions les fil s téléphoniques.

Les colons ne se déplaçaient plus que sous l ' escOlie des blindés et à des dates bien détenninées. Conunent la tombe de mon grand-père sauva la vie de mon père Mon père aussi liJt panni les premiers à rallier le combat en dépit de son âge avancé - il avait 50 ans. D' autres groupes activaient druls les sectems de Ouenza, Beui Salall, El Maclu-ouha et Nbaïl, mais ils étaient isolés les lUlS des autres en raison de l ' absence de coordination et d' Wl com- mandement lmifié.

Dmrult ces opératiOllS d' envergme, les Français uti- lisaient tous les types d' annements, y compIis l' avia- tion et l'infantelie. Mon père faillit laisser sa vie dans ll1le de ces opérations, mais il eut IUle idée incroyable pom se tirer d' affaire.

Il demema dans cette fosse qui était si proche du cOlmnandement des opérations qu' il put écouter jus- qu' aux échanges enb'e les soldats et entendre le bmit des canons et des avions qui effectuèrent des raids jusque tard dartS la nuit Il ne ressortit de son refuge qu' après le reb'ait de l ' année française.

C' est lme histoire à peine croyable!

Ainsi la tombe de mon grand-père sauva la vie de mon père. Un j om , il fut pmu'suivi par des gomniers à cheval et il réussit à s ' échapper in exb'elnis. Il renconb'a sm son chemin, alors qu' il fonçait à vive aIlme sm sa monhlre, des paysans en b-ain de batb'e de l ' orge. Il attela son cheval aux lems et comut se cacher dans l ' amas d'orge, Quand les gmnniers anivèrent sm place, ils demandèrent aux paysans s'ils ne l' avaient pas vu et ceux-ci répondirent que non. Quand les gomniers rebroussèrent chemin, le fugitif sortit de sa cachette le corps dégolùinant de suem.

Mon père nùlita dans la région longtemps. Vers la fin de l' an- née , il fnt désigné cmmnissaire politique à Sebâa et OlÙed Diab, Deux ans plus tard, voyant que son âge ne lui peJmettait plus de poursuivre sa nùs- sion, je demandai à lm groupe de moudjalùdine, sous le cmmnandement de mon adjoint militaire, Haddad Abdermom', de lui faire b-averser la frontière vers la Tlullsie où il demem-a avec les réfugiés algéliens jus- qu ' à l'indépendance.

Il fut rappelé à Dieu en L' rumée fut aussi une étape d' une extrême impOItrulce datls le pru'coms de la Révolution, Le gouvemement de Mendès Fratlce nonuna Jacques Soustelle gouvemem général de l ' Algélie avec mission spéciale: Sm les fi'ontières est, où nous activions, elle mobilisa, dumnt les six premiers mois de la même rumée, des forces gigrultesques composées de trois régiments de pru'achutistes, lUl bataillon de tiraillems algéliens et lille compagnie de la Légion étrrulgère aéropOItée, outre des goumiers, DUl-ant la même rumée, la Révolution vécut des événe- ments tragiques Didouche Mom ad tomba au chrunp d' hOImem en jruwier, Mostefa Ben BOlÙaïd fut ruTêté le mois Sui Vrult, puis tomba lui aussi en mrutyr quelque temps après son évasion de la pli- son centrale de Constantine.

Suite à cela, les Am ès entrèrent datls Ulle ère de conflits sectaires et de règlements de comptes fmuicides qui ement un impact négatif non seulement sm la Wilaya J, mais également sm les régions d' El Kala et de Souk- Alu'as qui COIma1U'ont à lem tom tme péliode de chaos et de suspicion, au point que les djounoud fuyaient, l ' rume à la main, vers lems régions respectives.

Dès lors, nous ne confiions les rumes. J'étais, à cette époque, responsable dans la région d' Aïn El Kenna. Lorsque mes honunes - ils étaient Oliginaires de Sebâa et Olùed Diab pour la plnpmt - remm'què- rent ce phénomène, ils me demandèrent la pemus- sion de rejoindre eux aussi notre région.

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J'opposai lUI refus catégOlique, mon souci étant de mainte- lur la discipline et l'ordre. Les notables de la région Plirent attache avec moi pour me proposer l ' aide finmlcière et matèJielle nécessaire si j 'ac- ceptais de rentrer au bercail avec mes honunes. Bougiez reprend les choses en main Devant cette situation délicate, AInm-a LaskIi, dit Bougiez, se révéla hOllune politique compétent, orgmusateur doué et chef militaire blillmlt. Je pm'- lerai de lui tel que je l'ai connu et côtoyé à l ' occa- sion de nombreux événements cruciaux.

Je revien- drai aussi sur son témoignage concemant celtains faits que je n' avais pas vécus personnellement mais dont j'avais ressenti les effets sur le tenain. Il fit ses classes élémentaires à Bouteldja, puis il partit à AIUlaba pour y poursui- vre ses études moyermes et secondaires. Il s ' emôla dmlS l ' mmée ffaIlçaise et fut affecté sur le cuiI-assé.

Ses nombreux voyages lui pemurent de cOlUlaÎtre la situation dramatique qui prévalait dans les colOlues françai ses. Une fois dégagé de ses obligations militaires, il adhéra au MTLD.

Je l ' ai rencontré la toute première fois lorsque j e lui ai remis ma bicyclette pom la revendre dans son magasin de brocante au souk de Djaballall. C'était aussi l'anu de mon père avec qui il nulitait au sein du parti. Bougiez était panm les nulitants les plus actifs de la section d' Annaba. Il était doué d' tille intelligence hors pair et était d' rul séIieux sans pareil ; deux qualités qui le dotaient d'tille force de mobilisation et d' orgaIusation rare.

Bougiez rapporte dans son témoignage: Il ajoute: Bien qu'il n'y ait pas eu d'actions années à AImaba et ses environs la nuit du 1" novembre, la police procéda à des anestations massives dans les rangs du MTLD. Ces denuers avaient pom nussion d'exécuter les elme- nus et les collaboratems de l' administration fran- çaise. Dès les prelTuers n10is du soulèvelnent anné, Bougiez put reprendre les choses en main et nrit sm pied les premiers groupes avec succès. Une fois hors d'Almaba, Bougiez essaya d'entrer en contact avec le groupe qui avait été dépêché par AInar Benaouda à El Kala, Kef Chehba et Oued El Hout, sous la conduite de Mohamed El Hadi AI,IL Quand il put les joindre enfin, il les trouva dans tme position d'expectative car ils avaient perdu tout contact avec lems supéliems et n'avaient pu prendre auctme üutiative militaire.

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Il étudia la. Lem' nombre limité greffé à lem manque d' expérience fit qu'ils se contentèrent, au début, d'opérations de liquidation physique d' agents de l'administration et d'attaques contre les groupes d' autodéfense - mis en place et équipés par l'ar- mée française au commencement de la Révolution - et les gardes champêtres, dans le but de récupé- rer un InaxinllUTI d' annes.

Comme il fallait adopter lme stratégie pom pouvoir obtenir des aImes effi- caces, Bougiez se déplaça en Tunisie avec un groupe de moudjaludine pom' s' en procmer, collec- ter des fonds et mettre au point des piaI1S pom éri- ger mle sélie de postes aux fins d'y stocker les aImes. Ces postes devaient s' étendre de Ain Orahem jusqu ' aux frontières Iibyermes. Ils fment en effet créés et nous les déployâmes le long des frontières, à des endroits sécmisés que l' année fraIlçaise ne pouvait atteindre, 11 réussit aussi à acheter des aImes en Tmusie grâce à des cotisa- tions qu'il avait rétulies sm place, 11 essaya égaie- ment de prendre attache avec les représentants de la Révolution à l ' étraIlger - Ben Bella, plus exacte- ment - pom obternr des fonds et de l ' aImement.

Pom ce faire, il dépêcha des moudj aIlidine en Libye, mais la nussion n' aboutit pas, bien que sa requête eût eu ml écho favorable auprès de la délégation. Mais Ben Bella exigea, sel on Bougiez, que nous prernons en charge le transpOlt des. Les deux honunes coordOlmèrent leur: Bougiez alla à la ren- contre du cOllUnarldement du Nord-constarltinois et prit part à la rencontre prépar'atoire de l'offen- sive du 20 aoùt Je me trouvais à Aïn El Kenna avec le groupe que je connnarldais, quand me parviment des instructions de Bougiez m 'or- dOlmant de larlcer des opérations armées.

Celles- ci eurent lieu dans toute la zone située au nord de la ligne fenoviaire reliant Ouenza et AImaba. Mais un conflit éclata dès les. La comnùssion diligentée des Amès ne réussit pas il faire cesser ces querelles intestines. Une des conséquences de l ' envoi de cette cOimms- sion fut l' assassinat de Dj ebar Omar dans des conditions mystérieuses. Auparavant, nous lem avions restitué les annes qu' ils avaient apport ées avec eux ; nous avions pem que leur conflit ne gagnât nos rangs.

Eh"angement, certaines de ces rumes se reh"ouvè- rent enh'e les mains de l ' année française après que les rmùets qui les h1lfiSpOitaient fment aban- dOlmés et s' enfhirent Après le déprut de Guettai, l' idée de la création de la wilaya de Souk-Aluas conunença à germer. Les responsables de la région proposèrent à A. Au début, il refusa en rai- son de la dégradation de la situation au sein de l' ALN, puis il firùt pru' accepter, conillle il le dit lui- même: Bougiez reprit le même type d' orgruùsa- tion politique et militaire qu' il avait rms en place il.

Après les attaques d' août , il fut décidé de tenir la réunion à la région Il. Les responsables jetèrent lem dévolu sm le village d' El Maclu-ouha, dans le mont de Beni Salah, qurutier général d' Amru-a Bougiez. Pis, il s' enlisa dans la misère. Nous avons souvent eu des prises de bec, pru-ce que je ne prutageais pas nombre de ses décisiOllS prises à la va-vite, sans prendre le. Il était violent et dur, condam- nant à mort sans jngement qniconque lui parais- sait louche.

Il me disait, quand je m'opposais à ses décisions: Sa grand-mère s' é- tait conveltie à l' Islam. En , Giuliano était mobilisé dans les rangs de l'année française. Une année plus tard, il s'en- fiùt de la caseme de Blandan avec lUl groupe de camarades, panni lesquels figurait mon compa- gnon d' ru1lles, Abdelkader Kru'a. Ils se dispersè- rent drulS différentes régions pour ne pas être repérés, Giuliano rejoigrlit noh'e groupe, à l' est de Bouteldja, Quruld l'ensemble du groupe de déser- teurs rullva au crunp, Aïssruu elU'egish'a leurs noms, Ce fut au tour de Giuliano de s'identifier.

AïssruU hù demanda son prénom et il lni répondit: AïssruU fronça les sourcils, croyant que GitùirulO le raillait. Puis il lni lrulça tlll chapelet de pru'oles obs- cènes et ordOima à ses hOllunes de le condtùre vers lUl bois proche pour l' égorger. Gitùiano ne doit sa slUvie qu' aux supplications de djolUlond originai- res d'Almaba qni le cOimaissaient et qni expliquè- rent son cas à Aïssruu. Lorsqu' enfin Giuliano inté- gra le gronpe, AïssruU et hù devilU'ent ruuis.

Il fut désigné à la tête d' lUle section à Chafia et Chott, puis promu au ratlg de chef d' lm groupe de choc, aVatlt de cOlruuatlder lUle compa- gnie au sein du 4' bataillon dont la patticipation à la fatueuse bataille de Souk-Ahras est gravée en lettres d'or datlS l ' histoire de la Révolution. Le déchaînement des spahis Les profondes dissensions datlS nos rangs ne détoUInèrent pas notre attention de la mission qui était la nôtre.

Il n' est pas facile de déClire à quel point les gOUIuiers étaient déchaî- nés lorsqu' ils nous traquaient à cheval.

Ils avaient pour mission de matdler sur les pas des moudjallidine avant le lancement de toute opéra- tion de ratissage. A vrai dire, nous les détestions luêule plus que les Français. Les batailles qui nous opposaient à eux étaient d' lme violence lllOwe. Nous déci- dâmes d'y passer la nuit. Nous réussîmes il tuer quelques-uns d' entre eux et il faire till plisonnier aImé d' tille mitraillette de type Quand nous récupérâmes son aIme, le CaI10n et l'olifice étaient encore ftunaIlts.

Nous descenru- mes jusqu' au pied de la colline et tuâmes lems chevaux. Aïssani licanait en disant: Quelques instaIlts plus taI-d, l' aImée française COlmnença à ratisser la zone et nous dfunes nous replier. Nous devions attendre l ' accostage d' un bateau chargé d' anues. Le choix du lieu avait été étudié avec minutie , c' était lm endi'oit montagneux, calme et isolé, situé loin des camps de l ' année française.

Quelques familles y étaient installées qui clùtivaient de petites parcelles de telTe. Le groupe d ' Aïssani et le lnien montaient la garde à tour de rôle. Vingt jours s'écaillèrent et le doute conunença à nous gagner. Bougiez nous avait dOlmé le mot de passe qui consistait en trois signaux ImlÙneux. Une nuit, nous vîmes un bateau au large. Nous envoyâmes les tt'ois signaux et reçù- mes les mêmes. Nous clûmes que c' était le bateau que nous attendions. Je fus touché au pied di-oit par lm éclat d'obus.

La blessure était si profonde qu' elle s ' infecta et Illon pied enfla. Heureusement, l ' éclat n 'avait touché IÙ l'os IÙ les nerfs. On me tt-ans féra en Tmùsie où j e fus soigné par le D' Yalùa Yacoubi, un médecin algélien qui tt-a- vaillait dans un des hôpitaux m siens près des fi'ontières algérielmes.

Je restai à l'hôpital ml mois entier l S'agissait-il du yacht j ordanien D ina qui réussit, l 'automne , à tt-omper la vigilance des garde- côtes et accoster entt-e Melilla et Nador? Le bateau avait à son bord lme cargaison d' aimes, des équipements et lm groupe d'étudiaIlts venant d' Egypte, paIlni lesquels se tt'ouvait Mohamed.

Si c' est le cas, notre mi ssion amll consisté à détOlUller l'attention de l' erlllemi l'om penuettre au yacht jordanien de pom suivre sa route jusqu' aux côtes marocaines. Ceci n' est qu ' une hypothèse. Il était entré en Tunisie en novembre après avoir échoué drurs sa tenta- tive de remettre de l'ordre doolS les Amès. Le sort a voulu que je sois celui qui allait découvrir - j ' étais alors président de la République - que les corps d' Amirouche et Si El Haouès se trouvaient drurs une cave du cOIlliuOOldement général de la GendOOerie nationale.

Nos relations avec les Yousséfistes Avant de clore ce chapitre, je dois préciser ml point impOitant relatif à nos relations avec Salah Ben Youssef. J'ai entendu cettains affitmer qU'lm groupe de ftdèles de Salah Ben Youssef, opposés au régime de Habib Bomg uiba, amait demandé le soutien des moudjaludine algériens et qu'Amara Bougiez amait refusé au prétexte qu'il ne pouvait pas entrer en conflit avec la Tunisie qui venait d' obtetur son autononue.

Or, la véIité est que nous avons aidé Salall Ben Youussef parce que ses choix politiques étaient proches des nôtres. Ben Youssef était pamu les personnalités les plus en vue qui appelaient au déprut de l ' rumée françai se de tout le te!

Titoire tutusien. Son influence se linutait au Sud de la Tmusie. Qurull à Tayeb Zellak, qlÙ avait sollicité l ' aide de Bougiez au nom des Yousséfi stes, il fut maintenu drulS nos rangs et nonuné mufb , en dépit des suspicions dont il était l' objet.

L' appel à la tenue d' ml congrès national qui réunisse les responsables du sOlùèvement anné était plus que nécessaire, deux oomées environ après le déclenchement de la Révolution. Jusqu'au milieu de l'oomée , nous n' avions toujOlU"S pas de platefonne idéologique et politique, à l' excep- tion de l' appel du 1" novembre qui est, en réalité, moins lU1 progrOOlline aux objectifs clairs qu'lme énonciation de plincipes généraux. L' absence de coordination était le talon d' Achille de la luite année à ses débuts.

Amara Bougiez n' avait pas pu se déplacer pom rencontrer les responsables de la Révolution, en raison de la situation dangereuse qui prévalait dans la région de Souk-Alnas et des remous qui avaient failli miner les rangs des moudjalùdine.

De plus, il avait découvelt un plan d' assassinat qui le visait - bien qu'il füt toujoms sm ses gardes - fomenté par son adj oint sm instigation de ses adversaires. C ' est pom cela qu' il avait choisi, en juin , de déléguer Amar Benzouda, représen- tant d' El Kala, et Hafnaoui Remadiùa, celui de Souk-Alu'as, pom exposer les points de vue des moudjalùdine de ces deux régions.

Les deux émis- saires étaient pOitems d' un rappOit détaillé sm les sihlations politique, militaire et écononùque de la région. Dans sa nùssive, il exhOitait les paItici- paIltS au congrès à ne prendi'e aucune décision concemant la région aVaIlt d' y dépêcher une com- nùssion d' enquête pom éhldier la sihlation qui s' é- tait aggravée du fait des profondes divergences entre les responsables, des conflits hibaux, de compOitements sectaires et de l ' anaI'clùe causée paI' le repli des moudjalùdine des NemaIncha, avec leurs aImes, vers les monts de Tébessa.

Bougiez dépêcha Ime auh'e délégation auprès de la représentation de la Révolution à l ' étraIlger, nlluùe du même message. Lorsqu'ils furent mis au courant de leur mission, ils leurs dirent - selon le récit de Bougiez - que le congrès s' était déjà tenu et lem' demandèrent de leur confier les documents en leur possession pour les remettre aux responsables de la Révolution.

La région de Souk-Aluas fut exclue et les congressistes ne lurent pas le rappOlt que Bougiez leur avait soumis et qlÙ avait dû être détruit ou tenu secret. Le congrès maintint Souk-Alu'as dans le giron de la 2' Région qui allait deverur la Wilaya n.

Nous ftunes smplis aussi d' apprendre que des décisions impOltatltes pour l'averur de la Révolution et le deverur de la région de Souk-Almls avaient été pli- ses SatlS que le congrès n 'ait plis la peine de cOlmaî- tre notre avis SlU' cette question. Lors de nos réuru- ons, AInat'a Bougiez contestait moins les décisions du congrès que l'exclusion, la mat'ginalisation et la non-recOlmaisSatlCe de Souk-Aluas en tatlt que wilaya.

Il adoptait mle position tactique, en ce sellS qu' il voulait faire pression sur les responsables de la Révolution pour aboutir à ml rêve longtemps. Le ten-itoire national fut divisé en six wilayas. La structure organique des mu- tés de combat fut, également, revue et le bataillon fut adopté conune la plus grande muté dans l ' Année de Libération ; désonnais, il était composé de à combattants et se subdivisait à son tour en trois compagnies, de à dj otilloud chactille.

La compaglue était, quant à elle, composée de trois sec- tions, chacune comprenant entre 35 et 50 hommes et la section comptait à son tour trois groupes de 12 honunes.

En fait, cette structure différait d' une zone à tille autre: La tenue nulitaire fut tulifomusée et les grades furent créés dont le plus élevé était celui de colonel. Le colonel était le responsable militaire et politique de la wilaya. Le responsable de zone avait le grade de capitaine et était secondé par trois lieutenants. La région était conunandée par tm sous-lieutenant secondé par trois aspirants. Le chef du kism pOitait le grade d'adjudant-chef ou d'adjudant et était secondé par trois sergents-chefs.

Le chef de groupe avait le grade de sergent et il avait deux caporaux -. Quand on relit la pla- tefonne de la Somllinam, avec le recul nécessaire et loin de toute passion, on peut dire qu' elle était d' un grand appOIt, au double plan politique et opération- nel. Cependant, la question qui n' a pas obtenu de consensus et suscita, d' ailleurs, de profondes diver- gences et lme grosse polémique à l'époque, était le principe de la primauté de l'intérieur sm l'extériem et la primauté du politique sm le nùlitaire.

La délé- gation de l' extérieur s'opposa au preIIÙer principe, pour des raisons évidentes. Quant au second, nous ne pouvions nous y opposer, étant conscients de la nécessité d' ml contrôle politique sm toute action année. La délégation de l'extérieur s'est illustrée par son attitude inéductible, notarllinent avec Ben Bella et la Wilaya I, où des conflits, parfois violents, éclatèrent à cause de ce problème. Ce qualificatif nous sera collé pendant long- temps conune lille fatalité.

Le CCE refusera de nous appOiter la moindre assistance, qu'elle soit matérielle ou militaire, suite à la demande qui en a été faite par Amara Bougiez. Un vrai blocus économique nous fut imposé , les populations des régions frontalières furent contraintes de se réfugier en Tmusie ; et nous étions, quant à nous, obligés de compter sm nous-mêmes pom nous approvisiOimer. Nous avons vécu dans la nusère la plus totale pendant six mois, réduits à nous nOlU1ir de la sOllika rollina , lme nuxtme de blé mOlùu et de caroube, qu 'on mélangeait avec de l'eau et qu' on servait aux.

Pom sortir de cet étau mOitel, le conunandement décida d'exploiter les ressomces natm-elles qu' offrait la région, notam- ment le chêne-liège, en pruvenant à fom11ir les outils nécessaires pom couper du liège et les ouvriers qualifiés, qui étaient généralement des mOllssebline et des réfi.

Un plan rigomeux fut éla- boré pom le succès de l'opération, conduite par Sadek Bomaoui, et qui consistait à prévoir les moyens de transpOlt, les dépôts de stockage sm le teniloire tmusien et à assmer mle bonne pro- tection militaire.

Les ouvriers coupaient le liège sous escOite des djounoud ; puis cette matière était transpOltée à dos de millets vers la Tmusie, pom y être vendue à des sociétés tmusiennes.

Ainsi, Amru-a Bougiez réussit à écoiller lille chru-ge de deux bateaux de liège vers l' Italie. Il plit même attache avec le ministre tmusien des Finrulces pom! Ces recettes nous ont. Tentative de création d'tille nouvelle wilaya Après le congrès, Zighoud y oucef dépêcha Ammar Benaouda pom contrôler les frontières, et Brahim Mezhoudi pom mettre fin au sentiment de révolte qui commençait à monter à Tébessa.

Mais les deux émissaires n 'ont pas utilisé le dialogue pom' convaincre ; ils ont plutôt opté pom la vio- lence et les rumes pom' imposer les résolutions du congrès de la Soununrun. Beaucoup de dj omlOud sont tombés, hélas! Cela dit, Benaouda et Mezhoudi ont échoué dans lem' mis- sion, et ne tardèrent pas à rej oindre TlUÙs. La déception était grande drulS les rangs des moudjallidine. C'est alors qu' Amrull Bougiez entruna mle vaste opél1ltion de sensibili- sation, renoua le contact avec les responsables de l' ALN qui avaient tenu lUle rémlion en décembre , et ils tentèrent à nouveau de constituer lUle wilaya autonome, indépendrulte des Wilayas 1 et H, qui s' appellerait Nn El Beïda.

Ils réitérèrent lem rejet des résolutiOilS du congrès de la Soummrun, pom les motifs suivatlts: Ils réclamèrent aussi la mise à l'écrut des élé- ments qui continuaient à activer à Tmus, et la fOl1ua- tion d' tm comité représentatif de l'ensemble des régions pom les liaisons et la coordination.

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Ils s' en- gagèrent, de leu! Il est probable qu'Amara Bougiez ait renoncé à l ' idée de créer cette nouvelle wilaya, de crainte que les différends de la Wilaya 1 ne s'étendent à EI-Kala et Souk-Alu'as.

Rencontre avec Ourumrule Face à cette situation, le CCE dépêcha en sep- tembre Aluru' Ourumane, frruchement dési- gné à la tête de l ' organisation militaire de la délé- gation extélieme du FLN , en Tmusie, pom tenter de remédier à la situation délétère qui couvait et d' écruter Ali Mallsas et ses prutiSruLS, qui refu- saient touj om s d' adhérer aux résolutions du congrès de la Somumruu. L' affrontement était inévitable entre les deux cruups, et il fut d' mle telle complexité que cela ruuena Bomguiba à intervelur en persorme pom résoudre le conflit.

Ceux-ci lui expliquèrent la position des moudjaludine de la région, et Bougiez lui proposa de lui organiser tme rétmion avec les responsables des kisms de la région.

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C'est ainsi que nous nous sonunes rendus à Souk Larbâa, dans les environs de Baj a, où nous avons rencontré Ouanmme dans la fenne d'lm des petits- fil s de Cheikh EI-Mokrani. Je ne me souviens pas exactement de tous ceux qui ont assisté à la rémuon, mais celtains témoignages évoquent les noms stuvants: Lui-même préféra sOl1ir et ne pas paI1iciper à la rémuon, pour ne pas être soupçonné de vouloir influencer les responsables des Kisms. Il conclut en diSaIlI que la constitution d' mle nouvelle wilaya était incompatible avec les résolutions du congrès,.

Il essaya de nous forcer la main polU' nous Inettre sous sa hltelle, mais nous avons refusé, en affichant notre attachement à nos responsables.

Car il était, pOlU' nous, impensable d'abandonner Amara Bougiez qui avait eu le mélite de constituer les premiers groupes de moudj ahidine qu'il diJigea depuis le début, et de lui substituer une persmme ignorant les réalités de la région.

La rémuon s' est achevée la nuit et nous nous sonunes séparés, cha- cun prutant dans sa direction. Plus tru'd, Ourumane a présenté ml compte-rendu de sa nUssion aux membres du CCE, dans lequel il suggérait la nuse en place d'llUe orgruusation spéciale pOlU' la région.

Dans son témoignage, Bougiez affinne détenir des docmnents confinnant cette suggestion, prullU lesquels celui qui évoque la décision du CCE de faire de la région de Souk-Alu'lls une base d' appro- visimmement, à titre de wilaya.

Ce docmnent est, d'après lui, signé pru' Benyoucef Benkhedda, K. Bentobbal n'alU'ait pas signé, pOlU' la simple raison qu 'il refusait de disso- cier la région de Souk-Alu'lls de la Wilaya Il, et bien évidenunent aussi à cause de ses différends profonds avec Bougiez.

Les chefs de la Wilaya Il n' ont jrunais adnus la création de la Base de l' Est, que celtains continuaient à considérer, jusqu' à , conune prutie intégrrulte de la Wilaya Il. C' est ainsi qu' est née, offi ciellement, la Base de l' Est, à la fin de Il convient de. Il s' agit d'tille véIitable zone de transit des frontières tmusiermes vers l' intéIiem-, qill se distinguait par ses forêts den- ses et ses reliefs inaccessibles qtU pouvaient selv ir pom- stocker les annes ou pom installer des postes de conunandement PC , à l'image des montagnes de M' cid, Kef Chahba, Bouabad, Dir, El-Kom-si, et les massifs de Béni Salall et d' Ouled Becluh, etc.

Le commandement de la Révoluti on avait complis cette impOltance stratégique et lill accordait, par conséquent, lUl intérêt paItictùier, d' où les clUCaIleS qill ont éclaté à sa création. De son côté, l' année française s' était aperçue de son impOltaIlce comme base de soutien logistique pom- les wilayas de l'in- téliem-. Ce qui l' amena il envisager la construction des lignes MOlice, puis Challe, afin d' empêcher l'en- trée des convois d'aImement et de ravitaillement.

H faut rappeler que les trois-qmllts des aImes et des mlUutions ayaIlt pu être introdillts sm- le tenitoire national, l' ont été il travers la Base de l'Est, et sous escOlte de ses dj olUloud. La section activait dans lUl pélimètre géograpluque nOllliné le sectem- kasma. Il y avait ti'ois groupes: Il y avait aussi le groupe d'Allaoua Bechaùia, dont le champ d' action s' étendait de Boukous à Bab- Lebhar.

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Bien qu'il se soit opposé à ses résolutions politiques, il s'attela tres scmplÙeu- sement à structm-er la région d' EI-Kala et de Souk- Ahras suivant la nouvelle organisation militaire. A cette période, les responsables de Souk-Aluas et d' EI-Kala prirent attache avec Ben Bella et lui sug- gérerent de se rendre dans lem- région, mais il n' y vint jamais, pom- des raisons que nous ignorons.

Il se contenta de nous déléguer Ali MallSas pom- pren- dre contact avec nous. Je le rencontrais pom- la pre- miere fois. Nous lui avons fait par1 de nos démar- ches en matiere d' orgarlisation, de recrutement et de fOimation.

Nous avions aussitôt entarné la struc- tm-ation de la base et l'élaboration des plarlS de recrutement et de formation. Réorgarlisation de la région A la fin de , la région de Souk-A1ul1S et EI- Kala a été réorgarlisée en trois zones, qui, à lem- tom-, étaient subdivisées en trois régions, comptarlt chacune trois sectiOilS.

Le commandement de la Base de l' Est était constihlé d' Ill conseil, présidé par Amara Bougiez, secondé par deux adj oints, à savoir: Le cOimnandement de la zone 1 était confié à El- Aïssani Chouichi, secondé par trois adj oints: La zone Il était conduite par Abdenalunane Bensalem, secondé par trois adj oints: Création des bataillons Le premier bataillon a été [onué en octobre , c'est-à-dire avant la création officielle de la Base de l'Est.

Le deuxième bataillon fut créé peu de temps après. Il était condlùt par Abdenalunane Bensalem.

Il sera constitué de tt'ois compa- gnies prélevées dans les trois zones, Au rùveau de la zone l, nous l'avons renforcé avec une compa- grue de dj ounoud, cond,ùte par Salem Giuliano, Il sera chargé, entt'e autres tâches, de mener et de séctuiser les opérations de franclùsse- ment vers les wilayas intériemes et de partager le tenitoire resté vacant en zone H, Harnmarn Nbaïel, avec le tt'oisième bataillon. A la tête du quattième bataillon, on tt'ouve Moharned SiJine, secondé par' Youcef Latt'ache, COl1Une adj oint nùlitaire, Aluned Draïa, adjoint politique et Ali Babay, char'gé du renseignement et de l'information, Il existe diverses versions en ce qui conceme les objectifs tactiques et stt'atégiques et le choix du lieu et de la date du frarlclùssemenl.

Tous les indices révélaient que l'armée française était au comant de la mission du bataillon qu' elle se mit aussitôt à guet- ter. Le bataillon réussit à franclùr la ligne MOlice, mais son chef, Lakhdar' SiJine et Aluned Draïa, avaient lnanqué au rendez-vous, pour des raisons qui demetu'ent incoilllUes à ce jom.

De la zone l, selùs 18 dj ounoud étaient revenus, d' après ce que m ' a rap- pOIlé Salem GilÙirulO, qui avait replis le cotrunrulde- ment du bataillon, suite à la mort du héros Youcef Latrache au combat. Deux compagnies relevrult des Wilayas II et ni, et une section de la Wilaya l, pruti- cipèrent aux combats.

Plus tru"d, un cinqlùème bataillon fut créé, plÙS un sixième, chru-gés d' escotler les convois se cfui- gerult vers l ' intélieur, en se pOSitiOIlllrult entre les deux lignes électIifiées. Neuf compagnies ont été fonnées à la Base de l' Est. La zone II, comprenrult les quatIième, cin- quième et sixième compagmes. J'ai été, qUaIlt à moi, nonullé responsable de région, chef de la prelmère compagme, avec le grade de lieutenrult, secondé par Haddad AbdeIlllour, cOlruue adj oint lrùlitaire, Aluued Tru-k: Il y avait deux autres compagmes drulS la région, diligées respectivement pru" Youcef Boubir et Belkacem Arrunoma, dit Beledholliolli.

Un cOlruuruldo de la Base de l'Est sera aussi COnstihlé, chru"gé de l'intervention rapide et de l ' exécution d' attentats, viSrult à éliminer des tI"aît- res, et semer la tenem chez les colons et les colla- borateurs de la Frrulce.

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Le chef de la compagnie coordOlUle son action militaire et politique avec le chef de régi on, en appliquant les instnlCtions d' Amara Bougiez. A son tom, le chef de compagnie distribue les tâches il ses adjoints, selon le schéma suivant: De son côté, l'adj oint lnilitaire s' occupe des tâches suivantes: Orgauiser des unités de combat compaguie, section, groupe et les doter en munitions, en matéliel et en tenues militaires; - Elaboration des plans de batailles et d' embus- cades ; FOl1nation lnilitaire ; - Ptise en charge des blessés.

Quant aux tâches incombant il l'adj oint chargé du renseignement, elles se résument conuue suit: J'ai touj ours tenu à ce que mes adj oints accom- plissent ces tâches avec la plus grande pmdence et la plus grande liguem. J'ai déjà eu l' occasion de travailler avec des adj oints, à l'image de Haddad Abdennom et Aluned Tarkhouche, qui fai saient preuve d' un sens élevé de la responsabilité. Démonstration de force Fin , j'ai décidé, apn;s l'adoption de la nou- velle organisation et l' obtention d ' wufoI1nes et de grades, d' effectuer lme townee avec la compagnie à travers la première région qui s' étendait d' Oued- Seybouse à Taref en passant par le lac d' El Mkhada et Blandan.

Le but etait, bien entendu, de faire lme dtimonstration de force et de relever, par-là, le moral des populations, qui en seraient ainsi plus convain- cues de la nécessité de la lutte atm ée, en voyant lme atmée disciplinée, bien entraînée et bien équipée. Le connnatldant n'a pas ose nous attaquer, parce que nous étions supérieul"s en nombre, mais n' a pas cesse de slùvre nos traces. Pendatlt ce temps, l' atmee française a nus en alelte ses troupes présentes datlS la region, dmant toute la mùt, et elle reussit à nous assiéger au sud de Blatldatl, au lieu-dit Halloufa.

Au lever du jom, des Pipper connnencèrent à nous swvoler. Djamel Allam sera inhumé mardi à Bejaia. Concours Lit 1 1. Ce dernier aurait dit à ses compères: Académie Renée Vivien faffoo little voice Unblog.

Tenace ,il continuera à honorer ses amis ,sa ville et memoiress les personnes qui ont agi positivement sur lui. Bediar Bouharket Bédiar Bouharket est un modeste sculpteur originaire de la région de Sougueur.

Belfedhal Said Ces réflexions sur la guerre ramènent à mon esprit chaeli éloquente citation de jean Rostand: Accueil Algérie Les croustillantes révélations de Chadli Bendjedid. Mercredi 14 Novembre Louisa Hanoune réélue ppour un autre mandat de sécrétaire générale. WCCT actuellement, nous avons des fichiers pour tout le monde.